Historique de l'Ecole

 

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L'Ecole de Santé

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    Vous trouverez sur cette page l'histoire de l'École de Santé Militaire; Celle-ci est divisée en cinq chapitres, auxquels vous pourrez accéder directement en cliquant sur les liens hypertextes ci-dessous : 

 

1ère Chapitre : Les Origines

2ème Chapitre : L'École Impériale de Santé Militaire de Strasbourg (1856- 1870)

3ème Chapitre : L'École du Service de Santé Militaire de Lyon (1888 - 1971)  

4ème Chapitre : L'École du Service de Santé des Armées de Lyon (1971 - 1981)

5ème Chapitre : L'École du Service de Santé des Armées de Lyon-Bron (1981- …)

 

   N.B. :  Vous pouvez agrandir une image en cliquant dessus.

 

 

Les Origines

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     Le Service de Santé des Armées fut créé par un édit royal en 1708, mais il ne bénéficiait pas à l'origine d'un enseignement spécifique.

Pour l'Armée de Terre, l'ordonnance de 1747 officialisa l'enseignement médical dans les Hôpitaux Militaires des  places.

Recrutés parmi des bacheliers, formés dans les Hôpitaux Militaires d'Instruction de Lille, Metz et Strasbourg, devenus Écoles du second degré en 1836, les futurs médecins étaient envoyés au Val de grâce, "Hôpital de perfectionnement"

Les évènements de 1848, dégradant les conditions de fonctionnement de ces Écoles, entraînèrent leur fermeture en 1850. Le recrutement se fit alors à partir de médecins civils thésés, qui étaient initiés aux règlements militaires et professionnels par un enseignement complémentaire dispensé au Val de grâce.

blessé guerre.jpg (106066 octets)La guerre de Crimée (où le corps expéditionnaire français perdit près de 80 000 hommes) décima le corps médical: 120 médecins et pharmaciens y moururent, surtout en raison d'épidémies. Le déficit en médecin imposa d'abandonner le mode de recrutement de 1850 et de revenir à la formation des élèves dans une école préparatoire.

Ce fut Strasbourg qui fut choisi pour accueillir la nouvelle École.

 

 Les chapitres

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Strasbourg (1856- 1870)

 

strasbourg facade.jpg (14068 octets)            Le 12 juin 1856, Napoléon III signa le décret impérial instituant deux écoles: l'une préparatoire à Strasbourg, l'autre d'application à Paris, près du Val de grâce.

Le 3 novembre 1856, l'école accueillait ses premier élèves. Cependant, de nombreuses discussions avaient été préalablement nécessaire. Tout d'abord, l'École assurerait-elle la totalité de la formation des élèves, ou serait-elle associée à la faculté de médecine? La deuxième solution étant retenue, la faculté de Strasbourg offrit d'instruire jusqu'à 240 étudiants. Mais elle rejetait le casernement, le port de l'uniforme ainsi qu'un enseignement complémentaire et une école d'application, craignant de voir "à l'intérieur de l'Université un esprit de ségrégation". Un accord se fit sans que le port de l'uniforme et la discipline ne furent remis en cause. De même, à la suite d'incident, le casernement fut rétabli en 1860. fanion strasbourg.jpg (14435 octets)

         A la tête de cette nouvelle École, résolument placée sous le signe de l'avant-garde médicale, fut nommé un des plus célèbres chirurgiens de l'époque, Sédillot, précurseur de l'asepsie opératoire et inventeur du mot "microbe"

L'École du Service de Santé Militaire instituée près la Faculté de médecine de Strasbourg, qui devint dès 1864 l'École Impériale du Service de Santé Militaire, forma ainsi près de 1000 médecins et 90 pharmaciens (recrutés à partir de 1864). La population adopta vite ces jeunes soldats dont le grand uniforme fut à l'origine de l'appellation affectueuse de "carabins rouges". Logés dans l'hôpital militaire jusqu'en 1861, date de l'ouverture des bâtiments de l'École, ils  bénéficiaient d'un enseignement complémentaire assurés par des répétiteurs ainsi que par des professeurs militaires. Après quatre années d'étude, les élèves militaires devenaient docteur en médecine au même titre que leurs condisciples civils.

 

strasbourg bombe.jpg (12819 octets)Déclarée le 19 juillet 1870, la guerre modifia l'enseignement de l'École, les élèves en dernière année d'étude rejoignant l'armée du Rhin. Cependant, contre toute attente, l'ennemi allait encercler Strasbourg pendant un mois et demi, et lui faire subir un bombardement meurtrier. L'École recevra le baptême du feu, sur ses bâtiments mais aussi dans la personne de ses élèves, qui se couvriront de gloire et dont plusieurs verseront leur sang au service des blessés ; enfin, l'École sombrera dans la capitulation de Strasbourg et l'annexion de l'Alsace. laveran.jpg (10654 octets)

                                Malgré sa courte durée de vie (14 ans) cette École forma 1054 Médecins dont certain appartiennent à l'Histoire de la médecine, notamment Alphonse Laveran qui découvrit à Constantine l'hématozoaire du paludisme et  fut en 1907 le Premier Prix Nobel de médecine français

L'École de Lyon conserve pieusement les reliques de cette école originelle dans sa Salle de Tradition.

Alphonse Laveran

 

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L'École du Service de Santé Militaire de Lyon (1888 - 1971)

 

facade berthelot.jpg (12394 octets)Après la fermeture de l'École de Strasbourg,

La nouvelle École fut construite à Lyon, qui offrait de nombreux avantages comme l'importance de son système hospitalier et la construction de l'école par la  municipalité. La première promotion de Santards arriva à l'École le 10 mars 1889; dès octobre 1889, les élèves furent logés à l'hôpital militaire de Desgenettes.

Construite sur l'avenue des Ponts (devenue en 1907 avenue Berthelot), proche de la faculté de médecine alors située quai du Rhône, l'École était composée de plusieurs bâtiments. La façade, sur l'avenue des Ponts, contenait le bâtiment principal dit de l'administration, ainsi que les logements du directeur, sous-directeur, major et trésorier de l'École. L'entrée principale s'ouvrait sur un large vestibule, conduisant à une cour carré plantée d'arbres et encadrée de trois autres bâtiments, baptisés Percy (au fond), Larrey (à l'est) et Desgenettes (à l'ouest). Une annexe située en arrière de Percy, reliée par un pont fermé (rapidement baptisé pont des soupirs) au dessus de la rue Méditerranée comprenait infirmerie, gymnase, douches... Les bâtiments furent terminés pour la rentrée de 1894 seulement.

Les fréquentes inondations des cuisines situées en sous-sol amenèrent les Santards à se nourrir en ces occasions à la Brasserie Georges. De même, l'École ne permettait d'accueillir que 260 élèves; les élèves les plus anciens furent invités à se trouver un logement en ville, d'autres furent hébergés à l'hôpital Villemanzy.

 

En 1914, l'École devint hôpital complémentaire. Les Santards firent leur devoir: lorsque les portes se rouvrirent  aux élèves en octobre 1919, quarante-cinq d'entre eux étaient tombés au champ d'honneur. Quatre-vingt neuf étaient décorés de la Légion d'Honneur, quatre-vingt douze de la médaille militaire, plus de quatre cent cités une ou plusieurs fois.

La rentrée de 1919 fut aussi la réouverture du recrutement des pharmaciens. Peu après, en 1925, fut créé une section coloniale, qui perdurera jusqu'en 1956. En 1928, l'École se vit remettre un drapeau, ainsi que la croix de guerre qui lui avait été décerné en 1926. 

remise LH 35.jpg (14224 octets)       En 1935, l'École reçut place Bellecour la croix de chevalier de la Légion d'Honneur, décernée en 1933 pour le comportement des élèves au front mais aussi en Algérie et au Maroc. La durée des études continuait de se rallonger : de 5 ans depuis 1911, elle passa en 1934 à 6 ans. 

Enfin, c'est à cette époque que fut créé le premier insigne de l'École.(Cf. héraldique)

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C'est également durant l'entre-deux guerre que fut créée la section d'"élèves coloniaux"(en 1925); Chaque promotion en compta vingt à trente jusqu'en 1956. Plusieurs des grands noms de la médecine coloniale, devenue la médecine d'outre-mer, sont issus de l'École de Berthelot (cf. la page Les Grandes Figures)

 

En 1939, les élèves de l'École sont envoyés au front, avec le grade de médecin auxiliaire. Cependant,pucelle ess.jpg (12925 octets) quelques mois plus tard, ils furent invités à renoncer à leurs galons pour pouvoir rester à l'École... En 1940, le mot "Militaire" est supprimé de l'appellation de l'École. Les élèves furent mis en tenue civile, sans insigne ni attribut; ils partagèrent l'École avec deux promotions de Polytechniciens repliés à Lyon.

 

En 1942, la Wehrmacht occupe la zone libre. L'année suivante, la Gestapo s'installe à l'École. Elle y torturera dans les sous-sols de nombreux prisonniers; Jean Moulin fera partie des victimes.

Les élèves furent dispersés : ils rejoignent les chantiers de jeunesse, relèvent les médecins  prisonniers, ou entrent dans la résistance. En 1944, un bombardement allié détruit la façade de l'École. façade bombardée.jpg (14545 octets)

 Pendant la durée de la guerre, que ce soit pendant la campagne de 1940, celle d'Alsace et d'Allemagne, dans la Résistance ou à la libération, quatorze élèves furent tués au combat, souvent dans l'accomplissement héroïque de leur devoir, comme le médecin auxiliaire Hébrard, tombé à la Rochelle, qui était parti volontaire au front, et avait répondu à qui s'en étonnait : "à l'École, nous avons des traditions".

 

  L'École re-ouvre ses portes en 1945. Elle reçut en 1946 la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme. En 1947, l'insigne actuel de l'École fut créé. (Cf. héraldique)

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Ce fut à partir de cette année que les promotions furent baptisés du nom d'un ancien de l'École (auparavant, deux promotions seulement avaient été baptisée: "Croix du drapeau" en 1936, et Médecin Capitaine Jean Vial en 1942).

En 1946 fut créé une section d'élèves vétérinaires, ainsi qu'une section d'élèves officiers d'administration qui restera à l'École jusqu'en 1985. 

    En 1952, les premières filles intégrèrent l'École. Leur recrutement sera pourtant interrompu en 1957, et ne groms new.jpg (46314 octets)           reprendra qu'en 1973. Notons que les élèves étrangers étaient accueillis à l'École depuis 1894.

 

 

 En 1956, l'École reçoit la Croix de Guerre des T.O.E. avec palme.  

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La reconstruction des bâtiments détruits ne se termina qu'en 1962, la façade étant remplacé par deux immeubles réunis par un péristyle.

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L'École du Service de Santé des Armées de Lyon (1971 - 1981)   

 

En 1971, les quatre services de Santé fusionnèrent. A la formation traditionnelle des médecins de l'armée de terre, d'outre-mer et de l'armée de l'air, s'ajouta celle de la marine, conséquence de l'homogénéisation avec l'École  de Bordeaux.

En contrepartie, les élèves doivent abandonner leur cher "képi  rouge" képi rouge pits.jpg (19230 octets) contre une tenue bleu inter-arme, mais aussi leur tenue de cérémonie, dite "tenue Pinder". Héritée de Strasbourg, si elle fut plusieurs fois abandonnée, elle fut à chaque fois remise à l'ordre du jour.

L'École de Berthelot, chroniquement trop petite, déjà agrandie depuis sa création, était devenue peu apte à remplir sa mission. En 1970, la reconstruction était officiellement décidée, et le terrain choisi sur l'ancienne base aérienne de Bron. Les élèves ont gardés de l'ancienne École de nombreux souvenirs : plaques commémoratives, photos, le monument aux morts et son inscription "Souviens-toi", la cloche fondue dans les canons d'Alger portant l'inscription "Hier canons d'Alger, aujourd'hui airain sacré, je bénis la souffrance et pleure le trépas des braves".

 

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L'École du Service de Santé des Armées de Lyon-Bron (1981- …)  boite aérienne.jpg (75066 octets)

Après plusieurs semaines de dé­ménagement, un adieu ému au cinéma "Le Comoedia", au "quartier latin", ayant rendu leur vieille École et l'hôpital Villemanzy à la ville, les Santards entraient le 10 juillet 1981 au 331 avenue Franklin Roosevelt à Bron.

La nouvelle "Boite", qui devait en théorie accueillir les deux Écoles de Lyon et de Bordeaux, couvre trente hectares. Les trois bâtiments principaux, rebaptisés Percy, Larrey et Desgenettes à la demande des élèves abritent les logements des élèves ainsi que les amphithéâtres, la bibliothèque, des salles de cours, et le musée de tradition sur lequel veille Anatole, le vénérable squelette de la "bibal" amené pieusement à Bron.

Les anciennes fresques du foyer des élèves dans les caves de Berthelot, peintes à même le mur par Fourcade et Délivré, furent refaites par Dordain notamment, et ornent le nouveau foyer ainsi que l'infirmerie.

Le poste de sécurité a remplacé le "sphincter", c'est à dire l'ancien concierge de l'École. Le  poste de commandement, rapidement rebaptisé "l'aquarium" par les élèves, domine la place d'arme. Il abrite l'essentiel des autorités, mais aussi la salle d'honneur dite "Salle Du Barry" en mémoire de la comtesse qui avait offert sa bibliothèque à l'Hôpital Militaire du Gros Caillou (qui fut remplacé par le Val de Grâce). Cette bibliothèque contient les livres du médecin principal Rouis, commandant en second l'École Impériale du Service de Santé Militaire de Strasbourg.

Les "boumesses" maternelles qui astiquaient les chambres des élèves ne résistent plus qu'au fond de quelques couloirs à l'assaut des entreprises de nettoyage qui font reluire les vastes surfaces de l'École.

Les études de médecine se sont encore rallongées : neuf ans...  

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"Telle est l'École du Service de Santé des Armées aujourd'hui. Depuis plus d'un siècle, elle a changé de lieu et aussi de nom. Mais elle n'a jamais cessé de remplir sa mission et de maintenir ses traditions.(...) Depuis 1889, près de douze mille élèves y ont appris leur métier de médecin, pharmacien et vétérinaire militaires (...).

Praticiens de France et de pays lointains, savants, médecins des champs de bataille, tous ont servi avec honneur,

 

Pro Patria Et Humanitate"  

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